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Mettre tout le monde d’accord, un art cher à notre esprit.

Mettre tout le monde d’accord, un art cher à notre esprit.
Est-il encore possible de faire l’unanimité en 2019 ? 

La beauté du sport vue sous l’angle du planning stratégique.

Pour Bruno Cremonesi, Secrétaire National du SNEP (Syndicat National de l’Éducation Physique), le sport peut être apprécié visuellement au même titre qu’une œuvre d’art. C’est une création humaine dont la pratique regorge de créativité. La fluidité du mouvement, la technicité des gestes et la beauté du corps en action en font un vrai spectacle esthétique.

Il y a dans le sport, quelque chose de l’ordre du beau qui adoucit les mœurs. Charles Pépin, se référant à Kant, met en avant le sentiment d’harmonie qui se dégage du beau. L’harmonie avec soi et l’harmonie avec les autres. Celle-ci nous inciterait à agir avec grâce, c’est-à-dire à accueillir avec faveur et reconnaissance ce qui s’offre à nous.

Pour Kant, la beauté met tout le monde d’accord, en commençant par nous-mêmes. Elle met fin à nos conflits internes sans que nous ayons besoin d’y réfléchir. Devant le beau, les opinions se taisent pour laisser place à la vérité générale : «  c’est beau ». Qui s’opposerait à l’idée qu’un coucher de soleil est à couper le souffle ?

Le plaisir esthétique amène une trêve dans le conflit. Voilà pourquoi il nous fait tant de bien. Ne parle-t-on pas de « la beauté du sport » ? Un plaisir esthétique nous permettant d’oublier nos différences et de célébrer la rencontre avec autrui ? On comprend alors la volonté de Pierre de Coubertin de faire des Jeux Olympiques un symbole de paix universel.

En ces temps de doutes généralisés, chérir l’esthète en nous et multiplier les belles rencontres est vital. Comme Charles Pépin l’indique, la beauté nous « donne la force d’aimer ce qui est, en même temps que celle d’espérer ce qui pourrait être ».

Révéler le beau pour rassembler. C’est aussi, nous semble-t-il, ce que le métier de designer amène à l’esprit.

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