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  • Pour lutter contre le tracking et le recueil de leurs données personnelles, de plus en plus d’internautes utilisent des technologies qui, il y a quelques années encore, étaient réservées aux pros de la sécurité informatique. Quelles conséquences pour les marques ?

  • Alors que la planète retient son souffle à chaque Tweet du président Trump et que la moitié des films sortis en salle prédisent une apocalypse imminente, une tendance publicitaire récente nous invite au contraire à envisager un avenir plus radieux et retrouver foi en la nature humaine. Mais est-ce réellement le rôle et l’évolution logique des marques, ou celles-ci vont-elles trop loin en se présentant comme les anges gardiens de notre conscience politique ?

    Le Positive Branding à l’épreuve d’un monde incertain
  • Cinq ans de vie de couple plus tard et vous n’avez toujours pas fait taire le dragueur invétéré qui sommeille en vous ? Reprenez du service sans risquer la scène de ménage grâce à l’application Wingman qui vous permet de chercher l’âme sœur… de vos amis ! Pour les célibataires, c’est l’occasion de déléguer les soirées swipe passées à se débarrasser de prétendants au verbe trop fleuri, pour les autres, celle de retrouver les frissons des premiers jours. Vivement l’application qui laissera vos amis se charger de vous trouver un nouveau job !

  • Vous pensiez que la technologie avait atteint son paroxysme depuis qu’il vous était possible d’utiliser un filtre tête de chien dans vos selfies? Mark Zuckerberg a mieux en stock et nous prédit le futur de la détection d’objet sur les contenus postés sur les réseaux sociaux. De quoi offrir aux marques un accès toujours plus privilégié à notre intimité. Bientôt, un selfie d’ado dans une salle de bain permettra par exemple à Biactol de suggérer un soin adapté…ou au moins un filtre anti-bouton pour parfaire sa photo de profil.

  • Vous avez beau répéter devant votre miroir, le moment fatidique arrivé vous êtes incapable de demander une augmentation. Pour la journée de l’égalité salariale, le chatbot « Ask for a Raise » offre aux femmes un coaching personnalisé grâce à l’optimisation de la data. C’est la femme d’affaire Cindy Gallop qui incarne la figure de la coach bienveillante et pragmatique qui n’hésite pas à secouer ses interlocutrices. De quoi ragaillardir les plus hésitantes, en espérant qu’elles ne se dégonflent pas une fois seule devant leur boss. A quand la mise à jour qui permettra à une Oprah Winfrey artificielle de négocier pour nous ?

  • Voilà près de six mois que l’Amérique vit sa pire gueule de bois suite à l’élection du président Trump. La résistance s’organise et s’étend jusqu’aux limbes créatives de Twitter, à l’image de ce compte dont la promesse consiste à « donner aux tweets de Trump l’attention qu’ils méritent ». L’ingénieux propriétaire a imaginé une machine qui brûle chaque tweet émis par le président. Si tôt dit, si tôt brûlé, de quoi se donner l’illusion de limiter la durée de vie de certaines inepties. Une idée salvatrice en ces temps de campagne présidentielle…

  • Pour gagner la bataille du clic sur les réseaux sociaux, certains n’hésitent pas à recourir au Click baits. Le principe ? Publier les contenus les plus racoleurs pour inciter les internautes à cliquer. Un piège à clics qui a inspiré la librairie The Wild Detective. Les titres des classiques littéraires transformés en posts accrocheurs sur facebook ont attiré bien des curieux, qui se sont vus redirigés vers le site de la librairie. Quand la promesse de sensationnel cache finalement le Zola qui prend la poussière dans votre placard… La curiosité est un vilain défaut, on vous l’a pourtant toujours dit.

  • « Chéri, tu penseras à prendre des nuggets aux lentilles et des saucisses de soja à la Boucherie tout à l’heure ? » Non ce n’est pas une blague, à la Boucherie Végétarienne, aucune trace de viande, mais des produits composés de protéines végétales imitant parfaitement l’aspect des pièces de boucher traditionnelles. Manger sans culpabiliser c’est terminé. Aujourd’hui à chaque produit, son ersatz healthy : viande sans viande, chips sans huile, fromage sans lait. Du sain qui n’en a pas l’air, unique façon de conjuguer nos contradictions alimentaires ?

  • Non, Brian ne mérite vraiment pas que vous arrachiez les yeux de cette blonde qui lui fait de l’œil. Halte aux crêpages de chignon, Tinder vient de profiter de la journée de la femme pour déclarer une trêve. L’installation artistique #BeBoldForChange encourage les femmes à s’envoyer des messages positifs et à se serrer les coudes face à l’adversité. Tinder pourra-t-il s’inscrire dans un rôle sociétal et sortir de celui d’entremetteur d’un soir ? En 1960 Moulinex libérait la femme, en 2017 Tinder poursuit le combat. Pas de doute, le féminisme en a encore sous le pouce.

  • C’est plus fort qu’eux. Dès qu’il y a une bombe à déprogrammer ou un monstre à massacrer ce sont les hommes qui s’en chargent, pendant que madame pousse des cris d’angoisse. Pour révéler les discriminations de genre le nouvel outil data de Google mesure les temps d’apparition et de parole des hommes et des femmes au cinéma, et comptabilisera bientôt les âges et professions de chacun. Loin d’avoir la même importance, il semblerait que les rôles tenus par les acteurs de cinéma et de série influencent ceux que nous pensons devoir tenir dans la société. Et la data, elle, prend le sien très au sérieux en espérant réussir à abolir les disparités de genre.

  • Fâché avec vos chakras ? Remettez-les au pas avec la Calm box. Surfant sur la mode des box mensuelles et les relents pré-apocalyptiques de l’ère Trump, elle propose une ribambelle d’accessoires destinés à vous détendre. Carnets remplis de pensées positives, mantras inspirants, boule anti-stress et même ourson en peluche viennent mettre fin aux cocktails d’antidépresseurs. À chaque mois sa thématique bien-être pour éradiquer blues et tension. Alors, à quand un partenariat avec Ikea pour calmer les nerfs des couples en proie à une penderie récalcitrante ? 

  • C’est prouvé, les réseaux sociaux créent autour de leurs utilisateurs un « effet bulle » en ne les exposant qu’aux contenus qui confortent leurs opinions. Afin d’élargir l’angle de vue des internautes, FlipFeed propose d’échanger son flux Twitter avec  celui de son opposé politique. L’occasion de prouver que les droitistes ne sont pas plus coincés que les gauchistes ne sont bobos, en découvrant les intérêts personnels de celui qu’on ne pensait jamais, au grand jamais fréquenter un jour. Et qui sait, peut-être que votre passion commune pour Beyoncé vous aidera à laisser vos clivages de côté pour élargir un peu le débat ? 

  • D’Uber à Amazon, de plus en plus de marques cherchent à anticiper notre prochaine action avant même que nous y pensions. Une stratégie qui peut rapporter gros, mais qui n’est pas sans risques.

    2017, année du design d'anticipation ?
  • Toi qui as juré ne jamais acheter de parfum sur internet, voilà qui devrait te faire revoir ton avis. Alors que certains pensent encore que tout ne pas être vendu online, la start-up PHLUR a développé un concept pour nous vendre du parfum… sans pouvoir le sentir. Mais comment ? En sollicitant notre ouïe. Au travers de belles playlists Spotify scénarisées, PHLUR nous plonge dans des univers romancées dans les moindres détails pour nous faire ressentir l’esprit unique de chacune de ses créations maison. Une expérience digitale ingénieuse que l’on verrait bien se décliner dans d’autres secteurs, comme pour choisir par exemple notre future machine à café en fonction de sa délicate mélodie matinale.

  • 11h34. C'est la fin de la séance de La La Land et votre latte du matin commence à chercher le chemin de la sortie. Seulement voilà, vous êtes une "Shy Bladder" comme disent les anglais, la simple perspective que d’autres oreilles que les vôtres puissent partager les tribulations musicales de votre vessie vous paralyse. La marque de papier hygiénique Cashmere vient de répondre à ce souci d'intimité féminine en plaçant dans des toilettes publiques un dispositif jouant un morceau de musique pour couvrir tout bruit suspect. On n’arrête pas le progrès, et surtout pas le brand content qui nous poursuit désormais jusqu’aux toilettes.

  • En pleine ère « Post-truth », de nouveaux outils pour assainir l’Internet et nous débarrasser des « fake news » émergent. Le Monde a mis en ligne son « Décodex », un vérificateur d’informations sous forme de moteur de recherche. Facebook a suivi le mouvement en annonçant le renforcement de son algorithme afin d’enrayer les « clickbaits » et de niveler par le haut ses contenus. À quand le « Grolourdex » pour débusquer les mythos sur Tinder ?

  • Connaissez-vous le Fat Thumb Syndrome ? C’est le phénomène sur lequel a rebondi Ikea, qui aurait remarqué que 60% des clics sur les publicités mobile sont accidentels. Pour régler ce problème, les bannières du retailer suédois nous demandent gentiment si on avait vraiment l’intention de leur cliquer dessus. Simple démonstration de bienveillance de la part d’Ikea…ou bien stratagème pour augmenter la qualité de l’attention portée à cette publicité ? L’intérêt de cette mise en abîme est bien de rompre avec la lecture machinale des publicités pour être pleinement conscient de notre échange avec la marque.

  • Imaginez un monde où les réseaux sociaux définiraient le prix des choses. Chez Snickers, le futur a existé le temps d’une campagne où la marque a indexé ses prix sur le niveau de colère du web. Plus vous étiez mécontent - et que vous le faisiez savoir - plus le prix des Snickers baissaient. Une marque au top des Trend Topics pourrait ainsi voir ses prix s’envoler tandis qu’un bad buzz les ferait descendre en flèche. Bon, on vous laisse, on a le cours des Granola à aller faire baisser.

  • Et si une pilule magique suffisait à éradiquer les préjugés ? En ce moment, on aimerait y croire. Deux ONG viennent de lancer l’Homophobiol, un médicament censé guérir de l’homophobie, et peut-être aussi peaufiner votre bronzage, mais ça on en est moins sûr…Matérialiser un message dans un consommable, ça nous rappelle Transavia et ses billets à prix cassés vendus dans des paquets de chips. Un branding par l’objet inattendu qui donne corps à la promesse de marque : mangez, ceci est ma valeur ajoutée.

    L'Homophobiol
  • Si vous lisez cette brève, c’est que vous n’êtes pas en train de travailler. Pas de panique, on ne dira rien, et en plus on a la solution : le widget Back to Work se met au service de votre productivité. Faites la liste des logiciels et des sites que vous avez le droit de consulter et attendez. À peine aurez-vous liké une photo de raton-laveur skater qu’une alarme stridente se déclenchera pour vous remettre dans le droit chemin. Cette fois inutile d’accuser la data de vous espionner, c’est vous qui l’avez programmée.

     

  • En cette période de révisions, l’Éducation Nationale infiltre l’ennemi : pour la première fois cette année, les bacheliers trouveront des micro-cours sur Snapchat. De son côté, Paris I propose à ses étudiants de poser leurs questions sur Twitter plutôt que de lever la main. Alors, opportunité pour enfin capter l’attention de Millennials surconnectés, ou vaine tentative de satisfaire leurs éternels caprices ? Rendez-vous dans 10 ans pour voir si l’on pourra enfin passer son bac sur Facebook.

  • Avant, pour les social-media-addicts-fans-de-foot, entre voir une superbe action et rendre gloire au Dieu Payet sur Twitter, il fallait choisir. C’était sans compter l’application du blog PkFoot. À chaque but, secouez votre téléphone et un tweet pré-écrit sera immédiatement posté. On imagine cette innovation anti-FOMO fonctionner dans bien d’autres contextes : soirées d’élections, vacances déconnectées mais pas trop. Attention tout de même à agiter votre portable au bon moment pour ne pas vous trouver hors jeu.

     

    L'Expérience Bleue
  • Plutôt team-burger ou team-sushi ? Quand Sushi Soba propose de combiner les deux le 1er avril, ils ne pensaient pas créer une telle émulation dans la foodsphere. Mais la petite blague est vite devenue virale et deux jours plus tard, le sushi-burger voyait le jour. Ce met délicat pourrait bien devenir le symbole d’une innovation toujours plus instantanée où visibilité rime avec créativité. Le real-time marketing n’était donc pas qu’un rêve d’annonceur et ses bénéfices en terme de notoriété s’avèrent considérables. Et sinon ça vous dit on tente un kebabizza ?

    Sushi-burger
  • Après les Fruits et Légumes Moches, Intermarché part en guerre contre le trop sucré. Si les marques ont toujours cherché à intervenir dans notre quotidien, l’enseigne va plus loin avec sa volonté de changer nos goûts pour notre bien. En proposant de nous désintoxiquer du sucre elle en profite pour renforcer son lien avec les consommateurs. Alors que ces derniers cherchent dans les marques un repère, Intermarché pousse cette relation à son paroxysme en devenant notre gourou de l’alimentation.

  • Vous êtes en week-end à Londres avec belle-maman quand vous tombez nez-à-nez avec un pigeon équipé d’un ravissant sac à dos. Deux possibilités : soit vous resterez persuadé qu’ils sont une espèce ultra-évoluée vouée à nous remplacer, soit vous aviez lu cette brève. Alors, avec un flegme très britannique, vous auriez expliqué qu’il s’agissait juste de volatiles connectés destinés à mesurer la pollution de Londres. Mais la France n’est pas en reste et selon Siècle Digital, dans quelques mois, des escargots connectés prévoiront la pluie. 

    Plume Labs
  • Le digital semble capable du meilleur comme du pire… Entre Octavio le ténébreux et Josh le surfer blond, Tinder vous propose parfois d’étranges profils à base de photos de substances illicites. Il ne s’agit pas d’une nouvelle technique de drague douteuse mais bien de dealers2.0. Même chose sur Instagram où les #cocaïne et #mdma florissent en toute impunité. Nos manières d’interagir avec le monde ont bien été révolutionnées par le digital, même les plus inattendues. Au moins, les policiers ont maintenant une bonne excuse pour aller sur Tinder…

  • Booker votre avion pour un week-end spirituel à Bali avec Messenger ou commander vos tacos sur Slack c’est maintenant possible grâce à KLM et Taco Bell. Et bien que la proximité soit devenue un élément central de ces relations, la question de la data l’est encore plus. Imaginez vous dans 10 ans en train de raconter votre rupture sur Messenger. Vous recevez aussitôt un texto de Häagen-Dazs avec un code promo sur leurs glaces au caramel. Bienvenue dans le futur où les marques s’immiscent dans vos conversations et collectent vos données pour toujours mieux vous cerner.

    KLM
  • Amateurs de packaging sophistiqué, passez votre chemin ! La Marque du Consommateur débarque dans nos rayons et ça pique les yeux. Prenant le contre-pied de l’emballage glamour sur lequel perle la rosée du matin pour sublimer une simple tranche de jambon, son design réalisé sur Paint se veut hideux et transparent. Si l’on réprime son envie de fuir et qu’on observe d’un peu plus près, on salue ici une stratégie audacieuse : s’effacer totalement devant les intérêts du consommateur pour mieux briller dans son estime.

    La Marque du Consommateur
  • Instagram, Snapchat, Pinterest...l’overdose oculaire est estimée à mille milliards d’images selon Google. Devant nos yeux fatigués, certaines marques préfèrent charmer nos oreilles dans leurs opérations de communication. Thalys fait écouter le clapotis du canal et les sonnettes de vélos pour vendre Amsterdam. Allianz humanise la voix robotique de Waze en nous proposant de la remplacer par celle d’un de nos proches. Marqueur émotionnel souvent négligé par les marques, le son va-t-il finir par se faire entendre ?

    Allianz
  • Au détour d’un sous-bois vous tombez nez-à-nez avec cette beauté de la nature. Pas le temps de Googliser « Chat de forêt à cornes » pour savoir à qui vous avez affaire. L’idéal serait de le shazamer visuellement via votre smartphone. Hé bien ce sera bientôt chose possible si l’on en croit les récents progrès en « cognitive vision » : à l’instar de l’application Letsee Beer - qui vous permet de tout connaître de votre bière en un cliché - cette technologie permet de se passer du filtre limitant de nos connaissances et de notre langage pour faire parler l’inconnu en toute liberté.

    Le chat à cornes
  • Jadis, on entrait comme apprenti dans une grande et respectable entreprise, avant d’y passait les 45 années suivantes. La génération Y - cette brochette de zappeurs invétérés - se voit aujourd’hui affublée d’un tout nouveau sobriquet : les « switchers ». Cette nouvelle espèce fuirait l’engagement professionnel à long terme pour accumuler une large palette d’expériences et de qualifications. Reste à savoir si ce sont ces mêmes graphiste-entrepreneur-codeur ou autre planneuse-styliste-prof de yoga que l’on retrouve aujourd’hui dans la rue pour défendre les vertus du CDI.

    L'appli Switch
  • Tremble Netflix ! Après Snapchat, Instagram se met aux séries. The Shield5 avec ses 28 épisodes de 15 secondes devient ainsi la première web série disponible sur Instagram. Avec ce coup de génie le réalisateur Anthony Wilcox annonce-t-il l’ère de la série sociale? Demain, la série ne se regardera plus seul sous la couette mais avec une communauté de sériphiles qui like et commente en live le dernier épisode fraîchement publié dans leur feed. Instagram est-il sur le point de penser le futur format de la série ? La suite au prochain épisode…

  • La tendance du financement participatif s’est assortie récemment de l’usage du « micro » : babyloans (prêts de quelques euros à des projets d’entrepreneuriat dans les pays en voie de développement), « micro don », « arrondi ». Donner ou prêter son argent à des causes ou projets est de plus en plus indolore et quotidien. De nouvelles plateformes se créent comme Tipeee qui permet de donner un pourboire (un tip) à un créateur de contenu média ou Goodeed qui permet de faire un don gratuit en visionnant une publicité. Se priver de 7 cents ou de 2 minutes, tout le monde peut le faire !

  • Et si l’on pouvait changer de marque sans changer de vêtement ? Le tissu intelligent des Shiftwear Sneakers - dont le design est modifiable en temps réel - nous laisse rêveurs. Dans la même journée vous pourriez : arborer un motif Kistuné à votre brunch rue de Bretagne, switcher pour un joli beige Ralph Lauren en arrivant chez bonne maman pour le thé, pour enfin vous parer d’un monochrome Martin Margiela pour un vernissage rive gauche. En 2026, le branding sera immatériel…ou ne sera peut-être plus !

  • N’en déplaise au jury du festival d’Angoulême, en 2016, ma fille, tu peux devenir tout ce que tu veux ! Regarde autour de toi, en 2016 des barrières tombent. Le calendrier Pirelli met à l’honneur des chercheuses, des écrivains, des sportives. Ton catalogue de jouets ne te demande pas de choisir entre un poupon tout rose et une voiture toute bleue. Barbie t’invite à poursuivre tes rêves, même s’ils ne parlent pas de chaussures ou de vernis à ongles. On ne peut pas dire que l’image de la Femme ne souffre plus, mais les marques prennent conscience du problème et avancent, petit à petit.

  • Amazon a beau vendre plus d’ebooks que de livres papiers, ça n’a pas empêché le géant de Jeff Bezos d’ouvrir sa première librairie physique à Seattle. Les pure players ont décidé de passer de l’autre côté du miroir et d’aller se confronter au monde réel. Corner dans les grands magasins pour Birchbox, pop up stores et autres showrooms deviennent incontournables pour s’ancrer dans le paysage et toucher une nouvelle audience.

  • Aujourd’hui, un panier ne se porte plus, il se valide. Pour tenir tête aux champions du e-commerce qui proposent des gammes de plus en plus larges, les retailers « traditionnels » enrichissent l’expérience client. Le shopper s’arme d’une application mobile ou d’une scannette intelligente ouvre sa liste de course pré-enregistrée adaptée à ses menus de la semaine et part à l’aventure. La course aux beacons (petits capteurs qui balisent le parcours) agite la grande distribution depuis quelques temps mais porte aujourd’hui un nom : le phygital.

  • Si la notation à l’école fait débat, elle semble au contraire se propager dans d’autres domaines. À l’ère de la recommandation digitale, on note son hôtel, son taxi, et bientôt…son voisin de palier. L’application Peeple - encore en phase d’essai - annonce un système de notation interpersonnelle qui vous permettra d’évaluer votre locataire, votre boss ou votre dernier rencart. À la fois fascinant et terrifiant, ce projet a suscité un tollé médiatique. Cela laisse augurer des passions que déchaînera cette possible guerre des étoiles.

  • Vous hésitez à sortir votre carte Gold dans le RER pour vous acheter ces magnifiques escarpins sur votre mobile? Vous pourrez bientôt vous en passer et régler vos achats en un sourire. Deux technologies de paiement facial sont actuellement en test : le scan du réseau sanguin et la reconnaissance physionomique. Une interaction ludique qui contribue à modifier notre rapport à la banque et au paiement. Se ruiner en un battement de cils, c’est bientôt possible !

  • Si Snapchat est devenu l’un des réseaux sociaux préférés des adolescents, c’est parce que le petit fantôme a réussi à décomplexer la publication personnelle. Ses contenus éphémères et retouchés par des outils volontairement sommaires font de cette application un espace de dérision où l’on ne se censure (presque) pas. Un pied de nez au narcissisme d’Instagram. Snapchat montre n’importe quoi, n’importe comment. Une fonction de défouloir digital qui pourrait inspirer aux marques un nouveau registre d’engagement.

  • Longtemps totem intouchable, le logotype est devenu une nouvelle surface d’interaction entre la marque et ses publics. Du prénom plaqué sur les canettes de Coca et autres pots de Nutella, à l’humeur du jour inscrite sur les barres de Snickers, le sacro-saint logo se veut évolutif et personnalisable. Matérialisation paroxystique du « customer-oriented », ce détournement crée certes de la proximité mais révèle aussi un certain épuisement symbolique : les marques n’ont-elle plus rien à nous dire sur elles-mêmes ?

  • La voiture connectée invite de plus en plus de marques à prendre place dans l'habitacle. De votre fidèle GPS à l’assurance qui évaluera bientôt les données de votre conduite, en passant par le système d’exploitation, différentes identités et niveaux de services doivent cohabiter de manière harmonieuse. Alors pour la marque automobile, autant bien choisir ses compagnons de route pour ne pas exposer la confiance accordée par le conducteur. Et ce n’est pas Volkswagen et Braun qui nous diront le contraire.

  • Vous comptiez siroter un Gatorade juste pour le plaisir ? Dommage ! Avec son opération «Sweat it to get it», la marque à l’éclair vous impose de réaliser un effort physique pour obtenir votre bouteille au distributeur. Le produit qui se mérite : une dynamique audacieuse qui renforce le lien entre une marque et ses adeptes. Jusque là réservée au monde du luxe - où attendre un mois pour un sac d’exception fait presque partie du plaisir  - cette stratégie gagnerait à se démocratiser à l’heure où les marques de grande consommation sont en perte de reconnaissance.

    Gatorade
  • Discrètement mais sûrement, les dispositifs haptiques commencent à peupler notre vie connectée. De l’Apple Watch qui vous chatouille le poignet à la veste KOR-FX qui vous fait ressentir les impacts de balles pris dans un jeu vidéo, les Vibrating Wearables offrent un véritable « point de contact », beaucoup plus immédiat et efficace. Un nouveau degré d’intimité qui pourrait notamment être exploité par les marques. Avec modération toutefois, au risque de faire fuir les clients les moins tactiles.

  • Surprise, geste commerçant, expérience client inoubliable : offrir à son client plus que ce à quoi il s’attendait peut transformer un novice curieux en un fier ambassadeur. Ce fut cet été le pari d’Uber qui a offert des glaces à ses usagers lors de son opération #UberIceCream. Par goût du bon deal, de la petite attention ou de la surprise, le client voit dans le bonus le signe d’une délicatesse toute particulière. À propos, on vous offre un petit jeu, ça nous fait plaisir !

  • La communication dite « 360° » a du plomb dans l’aile.  Cette stratégie d’encerclement s’épuise d’elle-même en donnant au consommateur l’impression d’être un simple gibier au milieu d’une battue. Et si, au lieu de lui montrer le chemin, on faisait la route avec lui ? La data permet d’amorcer ce changement : inutile de bombarder du contenu, il s’agit désormais de capter et d’analyser le contenu généré par le consommateur lui-même, pour lui offrir une réponse utile à ses besoins.  

  • «Maman, quand est-ce qu’on va en vacances au Googlistan ? Quand ta soeur rentrera de l’Apple City, mon poussin. » Au-delà de prestations sociales utopiques, les GAFA proposent un mode de vie alternatif et captent des générations entières de talents à travers le monde. Face à ce pouvoir d’attraction, assisterons-nous demain à la création d’états-marques ? Avec un CA équivalent au PIB de l’Équateur,  on attend le jour où Apple accueillera son peuple sur une île grecque, un bout de désert australien, voire un néo-continent entièrement artificiel.

  • Quoi de plus identitaire que les grandes arches jaunes de McDonald’s ? Repère infaillible, il semblerait qu’elles déplaisent aux bobos de Melbourne, peu friands des multinationales. Pas de quoi effrayer le leader du fast-food qui crée un restaurant imitant le design des cafés de quartier et camoufle discrètement son logo dans le décor. Un branding sobre mais pas invisible, pour permettre aux hipsters australiens de s’adonner sans complexe aux plaisirs les plus mainstream. 

  • « It’s a Match ! » On balaye désormais son écran pour trouver une nouvelle playlist, un appartement, voire son futur patron : Tinder a imposé le « swipping » comme un usage courant, témoin du besoin de choisir rapidement et sans contrainte : l’appli propose, l’utilisateur dispose. Si Tinder joue la carte de la drague ludique et décomplexée avec une symbolique très manichéenne, la rencontre professionnelle peut-elle se jouer sur le même registre ? C’est pas grave, on dira qu’on s’est rencontré sur Linkedin.

    Viadeo - Let's Meet
  • La question du genre se pose aussi pour les marques. D’un côté, celles qui jouent à fond la carte de la différenciation comme Signal et son dentifrice pour hommes, de l’autre, des initiatives comme Agender du britannique Selfridges, une offre mode et beauté délibérément neutre. Ces deux visions soulignent la difficulté à bousculer le principe marketing ancestral de la segmentation. Car proposer une offre no-gender dédiée, n’est-ce pas au fond créer un troisième segment de genre ? La vraie rupture viendra peut-être un jour d’une marque entièrement unisexe…

    Selfridges - Agender
  • Depuis quelques mois, les géants du web multiplient les annonces : on ne vous surveille pas ! Pas très rassurant, comme en témoignent de récents sondages. Dans ce climat de suspicion, on pourrait s’attendre aux succès des applications des messageries sécurisées comme SilentCircle ou Foilchat… et pourtant c’est le bide. L’éthique de la data semble être davantage un sujet de branding corporate à travailler par chaque marque d’Internet à travers des actes concrets, à l’image d’un engagement RSE.

    Silent Circle
  • Cette année à Cannes, le design a brillé grâce à Volvo et sa bombe de peinture réfléchissante qui protège les cyclistes nocturnes. Récompensée par le Lion d’Or, la Lifepaint nous rappelle que, au-delà de sa dimension esthétique, le design sert une fonction concrète. Une finalité que le branding a parfois tendance à oublier : il ne s’agit pas de joliment emballer l’offre mais bien de penser un service toujours plus utile au consommateur. C’est notamment tout l’intérêt du branding digital qui peut concrètement améliorer la vie de chacun, et pourquoi pas lui aussi un jour la sauver !

  • Qui n’a jamais eu une idée lumineuse face à un produit ou un service pour l’améliorer ? Avec Braineet, on peut directement adresser ses propositions aux marques, qui décident ou non de les appliquer. Finis les focus groupes laborieux, autant cibler directement les consommateurs qui ont des idées. À voir si Braineet rémunérera un jour les inputs de Monsieur Tout-le-monde. En cas de succès de la plateforme, on verrait alors peut-être naître des vocations… et une nouvelle forme de concurrence pour les agences. 

    Braineet
  • Carpe Diem moderne, la philosophie YOLO qui inonde les réseaux sociaux nous intime de vivre une vie remplie d’extraordinaire, où l’ennui n’aurait pas sa place. En réponse à cette pression sociale, le phénomène « borecore » qui décrit la montée des publications de contenus insignifiants. Sous des allures nonchalantes, cette tendance revendique un lâcher-prise social mettant en scène la vie dans ses recoins les plus banals, qui sont aussi les plus vrais. Comme un rejet du discours publicitaire classique, la vérité s’exhibe fièrement chez une génération à laquelle les marques ne peuvent désormais plus mentir.

  • Cette nuit encore, Mina s’est réveillée en sursaut. Enceinte, ses rêves ne comptent plus que des publicités vantant les prodiges des derniers biberons connectés. Elle serait presque nostalgique de l’époque où les sites de rencontres lui envoyaient des prétendants dans son sommeil. Nous sommes en 2047, le transhumanisme a fini par créer l’homme augmenté, tant fantasmé au début du siècle, et les marques font plus que jamais partie de notre quotidien. Nous sommes en 2047, et le nouveau média préféré des marques est le rêve. 

  • Jamais nous n’avons eu autant d’applications… que nous n’utilisons pas. Alors pour ne pas se faire supprimer sitôt téléchargé, la notification push devient l’interaction incontournable. Ce point de contact intimiste suppose un design le moins intrusif possible. Face au coach sportif Lark, qui imite à la perfection l’échange SMS, les solutions de rewarding mobile de Kiip, où la notification s’adapte au contexte d’usage (jeu, discussion, check-in). Parce que les messages de votre meilleure amie restent prioritaires sur les sollicitations des marques… non ?

    Lark
  • Dans le grand boom des objets connectés, deux catégories se distinguent : celle, très tendance, des objets que l’on porte (‘wearables’), et celle des objets liés à l’environnement, qu’on pourrait qualifier de ‘surround-ables’. À l’instar des ‘wearables’, ils collectent les datas, mais sont en outre capables de les interpréter pour les ajuster en fonction d’un contexte donné. C’est en fait la complémentarité des deux catégories qui permettrait un usage prédictif plus poussé. Votre montre a noté une baisse d’activité sportive ? Dès votre retour à la maison, votre box télé diffusera un programme de coaching !

  • Moins pompeux qu’en 2012, le logo d’Hillary Clinton pour l’investiture démocrate nous laisse tout de même perplexes. La coriace sénatrice qui cherche à adopter un visage plus humain n’a pas vraiment opté pour la douceur. On note l’effort de placer la nation au centre des débats - « for America » remplace « for President » - mais cette flèche digne d’un panneau signalétique refroidit nos ardeurs. Certains y verront le primat absolu de l’efficacité dans le discours politique en tant de crise. Nous recommandons tout de même à Hillary de continuer à essayer d’arrondir les angles.

    Hillary wants you !
  • Y’a-t-il une vie après la mort ? Une vie en ligne, certainement. Elle continue d’abord sur Facebook, qui permet à un proche d’animer votre profil une fois dans la tombe. Le marketing posthume semble aujourd’hui avoir trouvé dans le média digital un levier de développement inespéré : avec Afterweb, on peut suivre vos funérailles en ligne ; mais la palme revient au programme Poussière d’étoile qui filme la dispersion de vos cendres dans la stratosphère. Toujours glamour, à la vie à la mort. Le narcissisme en ligne n’a décidément pas de limite.

    Poussière d'étoile
  • Avec la domination du streaming, la musique est devenue un flux artistique accessible en permanence. Nous en écoutons toujours plus, nos goûts s’éclectisent mais se diversifient-ils réellement ? Les algorithmes existants se basent sur nos écoutes précédentes, à tel point que 20% du catalogue de Spotify n’a jamais été écouté. La vraie surprise réside ailleurs que chez les gros diffuseurs, comme sur Next, où l’on découvre des petits artistes indépendants, en « swippant » leur profile …comme sur Tinder. Oui, c’est de l’indie mais ça reste de la consommation.

    Next
  • Il y a comme un air de révolte contre le grand méchant Facebook. Unthink, Diaspora ou Ello, ces réseaux sociaux « anti-Facebook » revendiquent des valeurs de liberté, de partage, proposant un modèle économique collaboratif et sans publicité, contre la marchandisation des données. Mais ces plateformes peinent à émerger à un niveau global et s’affirment davantage comme des micro-communautés sociales que comme de véritables challengers. Alors, le digital en passe de connaître sa révolte hippie ? Pas tant que l’on jettera les pavés dans la mare.

    Ello
  • Si Candy Crush a révolutionné vos trajets de métro, jusqu’à preuve du contraire il n’a pas changé la face du monde. Pourtant, pas de quoi sous-estimer les jeux mobiles. Avec Reverse the Odds, premier jeu dédié à la science collaborative, la gamification permet d’analyser des milliers de données pour faire avancer la recherche contre le cancer. Après les applications de rencontres, la data prouve enfin qu’elle peut aussi s’appliquer à des causes d’intérêt public. Alors oubliez les bonbons et alignez les cellules !

    Reverse the Odds
  • Vous avez vu grand avec trois cents abdos par jour d’ici juillet ? Cédez au chantage de Nudge Kick : cette application bloque l’accès à vos sites préférés si vous ne respectez pas votre planning sportif. Dans un autre genre, Lockout fermera tous les réseaux sociaux lorsque vous êtes en soirée, un selfie éméché est si vite arrivé. Points va quant à elle jusqu’à proposer aux ados de ne pas consulter leurs messages en classe en échange de bons de réduction. On sait, vouloir se sevrer d’Internet via des applications, c’est un peu comme commencer un régime par un Big Mac. 

    Nudge Kick
  • En annonçant son ambition de créer une ville Facebook pour ses salariés, Mark Zuckerberg fait étal de la puissance de sa marque. D’autres géants du Web comme Apple ont présenté des projets similaires : le monde réel matérialise leur pouvoir et leur mainmise sur l’espace public. Après les flagships, les musées, voici donc les villes de marque. On en connaît qui seraient prêts à payer pour un petit séjour à Chanel-sur-Seine. 

    Zee Town, le nouveau siège de Facebook
  • Donner le meilleur de soi-même, booster ses capacités, s’auto-évaluer en permanence… Voilà les consignes du culte de la performance, mais sommes-nous tous de bons petits soldats ? La vogue des cures de désintoxication digitale et le culte de la paresse désormais prôné par plusieurs marques comme Pulco semblent revendiquer un certain retour au calme. Comble de la contre-tendance « slow life », cette boîte de nuit méditative qui vient d’ouvrir ses portes à Las Vegas. Un break pour nous permettre d’être ensuite encore plus fort sur le dancefloor ?

    Meditation nightclub at Las Vegas
  • Le succès des plateformes de crowdfunding a démontré toute la puissance des foules anonymes. En France, Daycause utilise ce potentiel pour un nouveau modèle communicationnel : le « crowdspeaking ». Il consiste à stocker des messages de soutien à une cause, puis à les médiatiser de façon simultanée  pour amplifier le phénomène. Or Daycause, c’est « une cause par jour »…et autant de bruit médiatique supplémentaire dont il faudra émerger. 

    Daycause
  • En pleine mutation, le retail cherche à affirmer son leadership face au e-commerce, en intégrant les modes de consommation poussés par le digital. L’usage devient la clé d’entrée d’une expérience user-friendly, comme chez Bilder & de Clercq, qui organise ses magasins par solutions repas et tables-recettes. Un pavé jeté dans la mare de l’agro-alimentaire, où le catalogage par gammes fait loi. Néanmoins, malgré l’innovation qu’elles incarnent, ces solutions « prêtes-à-cuisiner » laissent peu de place à l’inspiration personnelle. Faut-il vraiment nous mâcher tout le travail ?

    Bilder & de Clercq
  • C’est la tendance digitale du moment : relier l’expérience online à la « vraie vie ». Comme les joueurs de Google Ingress, qui doivent se rendre physiquement dans un lieu précis pour franchir un niveau. Chose amusante que ce virtuel en quête de sensations. Que penser des membres du réseau social Spiral qui consultent les discussions en cours à 50 mètres à la ronde ? Après tout, il leur suffirait de tendre l’oreille dans le métro ou sur une terrasse de café pour écouter leurs voisins. À moins que le digital nous donne justement le courage de rejoindre cette conversation.

    Google Ingress
  • Comble de la frustration pour le visiteur, la page 404 résonne comme un terrible aveu de faiblesse côté marques. Alors pourquoi ne pas tourner la page 404 à son avantage en y exprimant sa personnalité ? Tel est le parti pris de Coca Cola qui nous invite à philosopher sur l’opportunité d’un nouveau départ, ou Virgin qui prend un malin plaisir à nous faire sursauter en affichant un portrait inquiétant de Richard Branson. Bon, on sait ce que vous allez nous dire, tout ceci n’explique toujours pas l’origine du nombre « 404 ».

    Renny Gleeson, 404 l'histoire d'une page introuvable
  • Vous trouvez vos jambes trop potelées ? C’est sans doute de la faute de votre mère. Ce n’est pas votre psy qui vous le dit mais Dove qui, dans sa nouvelle campagne, démontre comment l’estime des jeunes filles découle de l’image que leur renvoient leurs mères. La publicité a toujours usé de ressorts psychologiques pour faire vendre. Si Dove se démarque, c’est qu’elle adopte désormais systématiquement une posture de thérapeute dans sa communication. Une figure d’autorité qui témoigne de la nécessité des marques à fixer un consommateur toujours plus volatile.

    Dove Legacy
  • Nous passerons-nous un jour des médecins, notaires ou avocats ? Au moment où les applications controversées Medic ou Spruce nous incitent à l’automédication, Testamento.fr nous propose d’écrire et de conserver nous-mêmes nos dernières volontés. Chez Seenk, on espère que cette tendance ne va pas trop se confirmer, parce que le site Tailor Brands propose déjà de designer une identité visuelle en ligne en 60 secondes chrono. On est sympa, on vous donne quand même le lien.

    Tailor Brands
  • Amazon lance le programme « Pay to quit ». Le principe : inciter les éléments démotivés à démissionner en proposant chaque année à tous les employés un gros chèque si l’envie leur prenait de partir. On retrouve ce culte onéreux de la motivation chez Starbucks. Son « College Achievement Plan » offre des cours en ligne pour garantir l’épanouissement des collaborateurs dans le groupe… ou « ailleurs ». Laisser la possibilité à l’autre de partir pour affirmer son pouvoir d’attraction, une stratégie vieille comme le monde nous direz-vous.

    Discours PDG
  • Vous avez du mal à comprendre ce titre ? Imaginez ce que nous réserve le futur réseau social Emojli. Son concept est simple : pour communiquer, aucun mot, juste des émoticônes. C’est la consécration pour ces hiéroglyphes pop qui se sont progressivement imposés dans notre quotidien en fluidifiant nos conversations. Plus rapide en effet de répondre à « Tu penses quoi de ma nouvelle coupe? » par un smiley dubitatif que par cinq lignes diplomates. Reste à savoir si la spontanéité de ces raccourcis graphiques compense leur imprécision dans la qualité de nos échanges.

    http://emoj.li
  • Le digital n’en finit plus d’inspirer Marc Jacobs. Dans sa dernière campagne, le créateur met en scène des aficionados de la marque recrutés sur Instagram via le hashtag #CastMeMarc. Leurs portraits à la fois fantasques et authentiques dénotent dans un univers mode trop rarement bousculé. Une stratégie média hybride incarnant de manière efficace le positionnement de la marque : un luxe obstinément contemporain et paradoxalement accessible.

    #CastMeMarc Vidéo
  • Les ressources infinies du web laissent penser que la connaissance du monde est à la portée de chacun. À ce mythe du savoir universel s’ajoute désormais celui de la connaissance de soi. Les applications de productivité nous suivent comme nos ombres, scannent nos faits et gestes et facilitent nos choix. Lieux visités, kilomètres parcourus, calories dépensées… Rien ne leur échappe ! Interdiction donc d’être en retard ou en surpoids. Tous intelligents ? Sans doute… enfin surveillez bien la batterie de votre portable.

    Appli Argus
  • La lutte contre les stéréotypes serait-elle le levier marketing tendance pour cet été ? Après la dernière campagne d’Always #commeunefille, c’est au tour de Barbie de partir en guerre contre les préjugés sexistes….enfin d’essayer. Mattel a en effet annoncé le lancement de sa nouvelle poupée « Entrepreneur », en lui créant un compte Linkedin. Un jour, qui sait, les femmes entrepreneures seront peut-être toutes blondes et de rose vêtues.  

    Linkedin Barbie
  • Vous comptiez mettre à profit les 12 h de vol de votre Paris-Hanoï pour rattraper tous les films que vous aviez ratés au cinéma cette année ? British Airways vous prend à contre-pied en vous proposant de privilégier votre repos plutôt que votre divertissement. Et la méthode est radicale : 7 h de caméra embarquée sur train. Parce qu’il n’y a pas que Ryan Gosling dans la vie. Trouvaille norvégienne, la « Slow TV » met le doigt sur cette obsession qui consiste à rentabiliser chaque instant de la vie, y compris nos loisirs.

    Bergen - Oslo
  • En Birmanie, les ressources pédagogiques en matière d’hygiène et de prévention sont quasi inexistantes. Colgate a entrepris de résoudre une partie du problème avec une idée simple : transformer l’intérieur des cartons d’emballages de ses produits en affiches éducatives à destination des enfants. Une manière intelligente de s’impliquer dans une cause locale tout en générant du buzz à un niveau international.

    Vidéo Colgate
  • Ces derniers temps le web a été particulièrement réceptif aux inventions inutiles. Qu’il s’agisse du succès de Yo, une application uniquement destinée à envoyer le mot « Yo » à ses amis, ou encore de « Petit Tube », un site recensant les vidéos YouTube sans aucune vue, cet engouement laisse songeur. Faut-il y voir une réaction face à l’hypercommercialisation du web ? Ces initiatives anti-productives assumées seraient alors là pour nous rappeler qu’Internet reste (encore) un produit de la contre-culture.

    PetitTube
  • Vous cherchez encore le moyen de vous sevrer de Candy Crush ? L’application 20 Days Stranger vous ouvre de nouvelles perspectives en vous faisant vivre la vie d’un inconnu. À chaque heure de la journée, vous et vôtre « hôte » êtes mutuellement informés de vos activités et de vos pensées, sans que vos identités ne vous soient révélées. Une expérience addictive qui permet de s’aventurer en dehors de son moi social…tout en restant confortablement installé dans l’anonymat. 

    20daystranger
  • « Fashion truck » pour H&M, camion de cuisine cognitive pour IBM…pourquoi les marques prennent-elles le volant ? Au-delà de l’effet de mode du food truck, la symbolique de l’itinérance offre aux marques un levier psychologique intéressant. À la manière du prophète agrégeant ses disciples en chemin ou du marchand de glace hypnotisant les enfants à chaque passage, les marques re-sacralisent leur présence et leur parole en mettant en scène leur dimension éphémère. Fuis-moi, je te suivrai.

    IBM Truck
  • Franck Underwood n’a qu’à bien se tenir. La plateforme de crowdfunding MayOne a pour ambition de limiter l’emprise des lobbys industriels sur les financements de campagnes électorales. Le site rassemble les donations de particuliers autour de projets sociétaux. Les candidats doivent ensuite inscrire ces derniers à leur programme pour bénéficier du financement associé. Ou quand la démocratie participative fait preuve de pragmatisme pour atteindre son utopie.

    Mayone
  • Surfant sur la tendance du Food Porn, les surgelés anglais Birds Eye créent un pop-up restaurant où les clients peuvent choisir de payer en « Instagramant » leur plat. On retiendra de ce mode de paiement original sa capacité à engager le consommateur ultraconnecté vis-à-vis d’un produit à priori peu glamour. Avec à la clé un contenu viral et une démonstration implacable : le surgelé peut lui aussi faire saliver vos amis. Qui a dit que l’argent n’avait pas d’odeur ?

    Marketing Magazine
  • Dans une galaxie pas si lointaine que ça, les « Anti-Tech » pourchassent les « Pro-Tech ». Fait divers ou signe des temps, les récents cas de discrimination à l’encontre des porteurs de Google Glass illustrent la radicalisation d’une partie du mouvement pour une humanité déconnectée. Interdiction d’entrée dans certains lieux publics, agressions verbales, voire physiques… La technologie a pénétré nos vies au point de créer la base d’un nouveau clivage social.

    Mashable
  • La théorie dite de ”La longue traîne” prédisait en 2006 qu’Internet ferait monter les ventes de produits culturels peu demandés. Les cultures de niche ont certes profité de l’interactivité du web mais le constat est aujourd’hui simple : les produits de masse remontent dans les recherches de tous les sites commerciaux. Alors à quand une option “never seen” sur la barre de recherche de Fnac.com ? Une défense de la biodiversité culturelle qui pourrait différencier l’expérience d’achat.

    longtail.com
  • Est-ce que je « like » ou non la photo de julien ? C’est une des questions existentielles à laquelle nous soumet chaque jour Facebook. De nouveaux réseaux sociaux fondés sur le principe d’anonymat rencontrent un succès croissant en permettant à chacun de s’exprimer sans craindre le regard de la communauté. Des applications comme Secret ou For Your Eyes Only se proposent ainsi de cultiver un jardin secret digital où tout est permis.

    fyeo-app.com
  • Lassé de faire deux heures de queue pour une vente privée pas si privée que ça ? Les agents de la société new-yorkaise SOLD vous gardent votre place au chaud jusqu’au sprint final. Ce service d’un nouveau genre est symptomatique de la tendance FOMO (Fear Of Missing Out). Un comportement d’achat qui encourage les marques premium à cultiver le mécanisme de la rareté et son cérémonial, pour un plaisir qui grandit à mesure que la file s’allonge.

    wecanwait4u.com
  • « Désintermédiation », ou se passer des banques pour gérer son argent. Cette pratique pourrait faire son chemin. À l’instar de T-mobile ou d’Alibaba.com, de grandes marques non financières commencent à proposer l’ouverture de comptes courants. Dernier géant en date à s’intéresser à ce vaste marché : Facebook. Un challenge stimulant pour les marques bancaires qui devront plus que jamais réaffirmer la valeur ajoutée de leur service.

    cnbc.com
  • Sécurité, envies, santé, la ville de Santa Monica s’est lancée dans une vaste consultation sur l’épanouissement de ses concitoyens. L’idée : croiser des données objectives et des expériences subjectives pour établir un well-being index de la ville. Ces données seraient à terme destinées à orienter la politique de la ville. Une “data-gouvernance” qui pourrait un jour redéfinir notre façon de faire de la politique.

    smgov.net